Manger Bio, avantageux ou pas ?

Le marché américain en produits biologiques est passé de 3.5 milliards de dollars en 1996 à tout prêt de 30 milliards en 2010. Imaginez-vous aujourd’hui en 2019 où ce chiffre pourrait se situer? Au départ c’était des petites boutiques spécialisées qui vendaient ces produits et maintenant nous sommes rendus avec des supermarchés à grandes surfaces qui emboîtent le pas.

Pourquoi en avons-nous pas plus sur nos tablettes à plus grandes échelles?                         

Sans partir dans toutes sortes de spéculations, les produits biologiques font face à de nombreuses allégations et conditions de commercialisation. Pourquoi? Je vous laisse y penser. Je vous donne tout de même un indice, «$$$».

Manger «BIO» est tout à l’avantage du consommateur et moins au revendeur. En termes d’avantages, il à été démontré de manière claire que de manger de la nourriture organique expose les consommateurs à moins de pesticides qui peuvent être associés à des maladies. De plus il a aussi été démontré que l’agriculture biologique à beaucoup moins d’impact sur l’environnement que les approches conventionnelles.

Égal à égal, plus avantageux de manger biologique?

Les preuves actuelles ne montrent aucun avantage ou déficit nutritionnel significatif lié à la consommation d’aliments biologiques par rapport aux aliments cultivés de manière conventionnelle. Il n’y a pas d’études bien documentées chez l’homme qui démontrent directement les bienfaits pour la santé ou la protection contre les maladies résultant d’une alimentation biologique. Comme je le mentionne régulièrement, nous pouvons faire dire ce que l’on veut aux études quand vient le temps de tirer avantage d’une situation. Donc il faut tout de même rester vigilent car il existe encore une controverse scientifique considérable sur le point de savoir si et dans quelle mesure les méthodes de production biologique ont un impact positif sur la santé.

Le coût de se nourrir «BIO»?

Si nous prenons la peine de regarder, le prix des fruits et légumes biologiques est souvent égal parfois même moins dispendieux que la nourriture conventionnelle. Plusieurs études démontrent aussi que la production de la culture biologique peut être tout aussi compétitive point de vue financier. Pour ce qui est des coûts de viandes, encore beaucoup de progrès restent à faire. Une question d’offre et demande.

Voici donc quelques différences entre les 2 cultures :

  • Les cultures biologiques ont une activité antioxydante plus élevée et des concentrations entre 20 et 70% plus élevées d’antioxydants.
  • les cultures conventionnelles présentent des niveaux plus élevés de métal toxique et sont quatre fois plus susceptibles de contenir des résidus de pesticides détectables.
  • La viande, le lait et les produits laitiers biologiques contiennent des concentrations approximativement plus élevées d’acides gras oméga-3  sur le plan nutritionnel.
  • On a estimé que le lait conventionnel avait et des concentrations plus élevées d’iode et de sélénium, respectivement; le lait n’est pas une source majeure de sélénium. Mais il faut faire attention car ce n’est pas tous les pays qui ont la même quantité de minéraux qui est disponible.

En conclusion, nous avons tout avantage de consommer des fruits et légumes «BIO» et encore mieux les prendre de saison chez un maraîcher près de chez vous. Pour ce qui est de la viande, tout est une question de budget. Mais attention, La qualité coûte effectivement plus cher à l’achat, mais au final vous pouvez donc en manger moins pour avoir les mêmes nutriments donc, c’est à y réfléchir n’est-ce pas?

Luc Plante (n.d.)