Aliments miracles ou anti-cancer!

Y a-t-il pire maladie que le cancer? Il est normal que les gens soient apeurés. Ceux dans le marketing dans le domaine de la santé l’ont bien compris et s’en servent à outrance comme «speech» de vente. On le voit même de plus en plus dans le monde dans suppléments alimentaires où l’on se sert de la mention «prévention du cancer». Cela dit, on s’entend tous pour dire qu’un meilleur mode de vie adapté selon le vôtre, mettra les chances de votre côté.

Les aliments sont souvent présentés comme des «aliments anticancéreux» ou des «super-aliments», qui ont le pouvoir de prévenir ou de guérir par magie le cancer. Mais existe-t-il de tels aliments «miracles»? Avons-nous vraiment suffisamment de preuves pour faire ces affirmations à un public enthousiaste?

J’entends déjà des gens me dire oui mais les études? Ma réponse; « Oui mais quelles sorte d’études»? Prenons l’exemple de l’oignon rouge. Il est considéré comme un  des 3 aliments avec l’endive qui peuvent réduire le risque de cancer de l’ovaire jusqu’à 75%. Ce type de donné provient d’études de cas témoin plutôt que des études prospectives qui eux  n’ont montré aucun lien entre la consommation d’oignons et les ovaires.    De plus, les oignons rouges, plutôt que les oignons blancs ou jaunes, ont été spécifiquement recommandés, mais on peut se demander si les oignons rouges contiennent plus de flavonoïdes que les oignons blancs ou jaunes. Une étude comparant les teneurs totales en flavonoïdes des 10 variétés d’oignons (1 rouge, 1 blanche et 8 jaunes) a montré que deux variétés d’oignons jaunes  avaient les teneurs les plus élevées en flavonoïdes que les oignons rouges.

En plus des interactions entre différents aliments et composants alimentaires, certaines expositions alimentaires peuvent avoir des effets à la fois bénéfiques et néfastes sur la santé, en fonction du résultat recherché. Par exemple, il a été démontré qu’une consommation modérée d’alcool diminuait le risque de maladie cardiovasculaire, mais augmentait le risque de cancer du sein.

Ce qui m’amène à redire que les grandes phrases du genre; « ces aliments vont vous guérir de plusieurs maladies» sont définitivement plus vendeuses que de simplement dire qu’ils sont bon pour la santé.

Les scientifiques spécialistes de la nutrition devraient être conscients des messages de santé publique qui sont retirés de leurs études individuelles et ne pas rendre les résultats sensationnalistes ni contribuer à la folie des médias autour d’une seule étude.

Bref, certains aliments ont certes plus d’impact que d’autre simplement plus sexy de dire qu’ils peuvent prévenir le cancer. La règle est simple, faites plus d’activité, faites de meilleurs choix d’aliment pour votre propre santé et par-dessus tout, évitez d’avoir un mode de vie sédentaire.

Luc Plante (n.d.)